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Tokyo Marathon: Recit d'une longue journée

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Hello, Salut,

Lever à 5:50, comme pendant mon entrainement. Je prends un petit déjeuner simple composé de tranches de pain italien à l’huile d’olive et pistou.

Un coup d’oeil à la météo et par la porte fenêtre du balcon ne me rassure guère: il pleut fort et il fait froid.

Je m’équipe donc très chaudement: T-shirt chaud, Sweat technique Mizuno, petit coupe vent, veste de velo avec capuche + bonnet technique+ casquette + gants + collants de course.

Je prends deux gels techniques Weider dans les poches de ma veste de vélo.

Je pars à 7:30. Je croise les volontaires sur Sotobori dori. Ils reconnaissent mon sac de vètements avec l’étiquette et mon numéro de dossard que j’avais préparé la veille: j’ai un change complet et une serviette pour après l’arrivée.

A Shinjuku, la foule se presse à la sortie de la gare vers le site de départ. Les coureurs s’équipent un peu partout à l’abri de la pluie. Je dois présenter mon dossard pour entrer dans la zone coureurs. Je n’ai pas vu mes collègues du Namban Rengo. Trop de monde.

Je procède à la remise du sac dans le camion 37 et je reçois un poncho Tokyo Metro supplementaire. Il pleut toujours. Je trouve refuge sous un pont ou j’attends avant d’aller prendre ma place dans le bloc K, le dernier bloc, à 8:30, sur ce même pont. On a piétiné 45 minutes avant de commencer à avancer doucement.

Le passage sur la ligne de départ s’effectue 14 minutes après les premiers. Je salue la foule et j’admire la marée humaine devant nous jusqu’à perte de vue.

La foule est dense et couvre les six voies de la Yasukuni dori. Je double et je suis doublé par beaucoup de coureurs. Chacun ajuste sa vitesse de course. Il est très difficile de repérer les bornes kilomètriques. Je fais une descente rapide vers
Ichigaya et Iidabashi ou je fais un coucou rapide à Evelyne, Elisabeth et Alexandre qui ont attendu une heure sous la pluie.

Premier stop, ravitaillement eau plus amino supply, boisson officielle du marathon.

Kudan, Palais Impérial, 10K point, aucun problème, juste la pluie, les chaussures pleines d’eau…

Je poursuis la descente vers Shinagawa après un arret technique pour me soulager au parc Shiba. Petit incident méchanique avec la déchirure de la poche arrière de ma sur-veste de vélo. Je transvase mes gels énergétiques dans les poches de mon
autre veste.

On croise les coureurs partis plus vite qui remontent dans l’autre sens. Finalement je tourne après Shinagawa. Je remonte les coureurs plus lents puis la caravane de bus qui prend à son bord les abandons. J’ai trois kilomètres d’avance sur les derniers.

Pendant la remontée vers Ginza, je ralentis un peu le rythme car je suis parti sur des bases trop rapides. Les temps intermédiaires sont de 33, 33 et 36 minutes aux cinq kilomètres. Mal aux pieds, la plante est machée, trop d’eau.

Passage aux vingt kilometres à Hibiya. Les rues des dix premiers kilomètres ont été nettoyées et rendues à la circulation.

On enchaine ensuite vers Ginza, on tourne devant le Waco, puis plein Nord vers Nihonbashi puis une longue route avec beaucoup de longues lignes droites vers Asakusa. On croise les coureurs qui ont déjà tourné en haut. On retrouve un vent du Nord bien froid.

A partir du kilomètre 22, il devait y avoir des stands de nourriture: malheureusement, pas de bananes aux stands, seulement amino supply et eau.

Parcours long et ennuyeux jusqu’au grand temple d’Asakusa et sa fameuse lanterne que l’on découvre au dernier moment. Tout au long du parcours des volontaires en vestes jaunes encouragent les coureurs. C’est très bien organisé.

Au retour vers Ginza, les kilometres sont de plus en plus long. Je croise un amputé des deux jambes qui cours avec des béquilles et des jambes artificiels. Incroyable de
courage. La pluie faiblit. Toujours pas de bananes.

Le revètement de la grande rue de Ginza fait particulierement mal aux pieds. La traversée de la rue pose visiblement un problème car un sas est organisé pour les piétons.

On enchaine ensuite par un passage devant le théatre national de Kabuki. Des spectateurs offrent des chocolats et des gateaux. C’est très sympa.

Début des docks avec la montée sur le formidable pont au dessus de la Sumida river et un dénivellé de 20 mètres. Peu de spectateurs. De rafales de vents très fortes arrachent des casquettes. Traversée des nouvelles zones en construction sur les anciens entrepots, longues lignes droites, ponts et longues lignes droites.

Je cours maintenant deux cent metres pour huit cent metres de marches. Au kilomètre 38, un spectateur brandit un panneau: Vous êtes des héros, You are all heroes. Il y a huit ans j’entamais ma chimiothérapie et ma radiothérapie. Il y a six mois encore, je
ne pensais pas pouvoir en arriver au kilomètre 38 d’un marathon.

Au kilometre 42, en vue de l’arrivée, je me remets a courir avec un groupe de vingt joyeux lurons déguisés en noir avec des rubans rouges, des chapeaux noirs et des gants blancs qui chantent en rythme des hymnes à la gloire de ce premier marathon en
courant deux par deux. Je termine juste devant eux, plein de joie, en pleurant, en 5h50:48 temps officiel, 5h36:49 sur ma montre.

Le temps officiel:

ナンバーカード31034
マラソン男子

地点名___スプリット________ラップ__________通過時刻
5km_____00:47:46________00:33:42________09:57:46
10km____01:21:43________00:33:57________10:31:43
15km____01:58:31________00:36:48________11:08:31
20Km____02:36:58________00:38:27________11:46:58
25Km____03:18:06________00:41:08________12:28:06
30Km____04:00:27________00:42:21________13:10:27
35km____04:43:50________00:43:23________13:53:50
40km____05:31:12________00:47:22________14:41:12
Finish__05:50:48________00:19:36________15:00:48

Après l’arrivée, je reçois un poncho chaud, la médaille, une bouteille d’eau et une BANANE. Je rends la puce de chronométrage, je récupère mon sac et je vais me changer dans une petite salle sur le coté.

Je retouve Evelyne, Elisabeth et Alexandre dans le hall de rendez vous et nous rentrons ensemble via la Rinkai Line.

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